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EXTRAITS DE TEXTES

extrait:liaisons mortelles à lubumbashi 
 
 
 
ne me faites pas rire. A ce que je sache, c’est bien son mari qui loue pour nous l’appartement. 
- Je me demande ce qu’il adviendra s’il apprenait que vous baisez sa bonne femme. 
- Tu me fais un chantage. Lui dit Gamma. 
- Tu crois que tu vas me faire peur, salaud, je vais te prouver que je contrôle la situation. A partir de cet instant , tu es viré. 
- A l’instant, même Fidéline entre au secrétariat, elle pressent, un ça ne vas car l’atmosphère est lourde. Il faut dire que Gaétan, voulait profiter de cette situation pour en tirer des gains. Lui qui bientôt serait dans la vie active. 
Il savait que Fidéline était à sa merci et ne pourrait pas le laisser tomber elle craignait que le bonhomme n’en parle à Max. 
Gaétan étant un amant et aussi un témoin gênant pour le couple d’infidèle. Fort de cela, il avait toutes les assurances du monde que rien, alors rien ne pouvait lui arriver. Le virus de l’assurance, de l’infidélité et du crime étaient réunis. Tous les ingrédients y étaient.  
Ce cabinet était composé de personnes atteintes de ces types de virus. L’infidélité que symbolisés Gamma et Fidéline , de l’assurance que symbolise le jeune stagiaire Gaétan et du crime que symbolisent les clients défendus par maître Fidéline et Gamma. Dans ce continent d’Afrique qui se meurent, ces trois personnes sont les reflets de la réalité africaine si cruelle. 
- Cela était clair dès le départ, Gaétan tenait à prendre de l’ascendant sur maître Gamma, de toutes façons d’ici quelques mois, se disait –il je serai en toge comme lui. Ce qui n’était pas du tout de nature à réjouir maître Gamma qui se demandait finalement comment neutraliser ce jeune homme si doué et si imprévisible dans ses actions. Heureusement que le ridicule ne tue pas, sinon Gamma serait déjà mort du haut de ses quarante cinq ans, il ne s’était jamais reprocher moralement ses faits et gestes ; lui un père de famille ; professeur de droit civil et sur quoi avocat. Celui qui est censé défendre les citoyens, se livre à détruire les vies, des couples. Pour la corporation des avocats, se vraiment un déshonneur. Avec toute cette réputation que maître gamma traîne derrière lui au cabinet court droit à une compromission.  
 
 
Et la secrétaire en avait la certitude ; elle savait que tôt ou tard, les offres de maître Gamma surgiraient a la surface telles des champignons.. 
- Qu’est ce qui se passe maître Gamma. Demanda Fidéline. 
- Je viens de le virer. Ce jeune homme est un impoli et je pense que jamais je ne lui donnerai la main de ma fille. 
Gaétan se tourne vers Fidéline. 
- Dis à ton gigolo de cesser de me menacer. Sinon, c’est moi qui le vire.  
Gamma est furieux et ne sais quoi dire. Dépité par l’attitude du garçon ; qu’il a impression que Gaétan a décidé de le défier pour une raison qu’il ne connaît pas. Il se demandait ce qui a pu se passer dans la tête du jeune homme cette nuit pour qu’il lui tienne un discours aussi discourtois et d’une impolitesse notoire. 
Il se convint que sûrement c’est du à un verre de trop que le jeune Gaétan a du prendre. C’est qui n’était pas du TOUT faux car Gaétan était un véritable et redoutable buveur de bière. Mais c’est pas la première fois qu’il prends la bière et d’ailleurs ce matin, il n’en a pas pris. Toutes ces facultés sont intactes et sait de quoi il parle. 
- Maître Gamma ne croyez pas être le seul à contrôler la situation. Fideline a déjà partagé plusieurs d’intimité avec ma modeste personne. Nous la baisons tous les deux à l’insu de son mari. En le disant ainsi, d ‘une manière aussi brutale, Gaétan est sûr de garder la main, lui qui sait qu’il est un acteur. Et un témoin privilégié au cas où il adviendrai que Max l’apprenne. Ce que ne souhaitait pas Fideline. Gaétan, tenait à tirer profit autant que possible. 
- Mais merde Fideline tu baises avec le fiancé de ma fille. Pourquoi, pourquoi as-tu fais cela à ma fille ?  
Gamma est totalement abattu en s’adressant ainsi à Fideline, il vient de réaliser que le plaisir du sexe ne lui a apporté que malheur et désolation. Pour lui, c’est l’ultime humiliation. Pour la première fois de sa vie Gamma prit peur. Il se sent vulnérable. 
- Mon Dieu, dit-il. Tu n’es pas loin d’un porc jeune homme. Tu as déshonoré ma famille. 
- Je n’ai déshonoré aucune famille. Ton égoïsme et ton orgueil son responsable de cela. Personnellement je vous prenais pour quelqu’un de sage et d’intelligent mais hélas, comme tout africain qui se respecte, tu es une honte pour ta femme ainsi que ta fille. 
- Et toi, tu n’es pas un africain ? 
- Si. D’une autre génération bien sûr. En répondant ainsi, Gaétan avait un sourire moqueur aux lèvres . et son visage rayonnait d’assurance. Il savait que Fideline ne le laisserait pas tomber. 
- Je ne veux plus entendre cette affaire ridicule. A votre place tous les deux, j’ai honte. Sachez dès cet instant c’est mon mari qui paie la location de l’appartement et je baise avec qui je veux, quand je veux et ou je veux. Et personne ne me résiste. Sinon, je détruis sa carrière. N’oubliez pas que mon mari est un influent dans cette ville, bien qu’il soit faible . Que cela soit bien clair tous les deux gigolos vous m’appartenaient. 
- Je comprends maintenant tes ambitions, dit Gamma. Tu nous utilise pour assouvir tes insuffisances sexuelles. Tu es un monstre. 
- Un monstre qui t’as permis d’avoir une VIE stable et descente. Répondit-elle ; Sans moi, tu serais comme tous ses professeurs d’université et avocats qui se déplacent chaussures poussiéreuses aux pieds. 
Il faut dire que la crise qui frappe le pays n’épargne aucun secteur de la vie. 
Fideline sait qu’elle gardera les deux hommes car ayant les finances avec elle. 
C’est ainsi qu’elle les quitta pour aller régler le problème des factures de la Société Nationale d’Electricité. Les laissant là, comme deux chiens affamés, privés de nourriture. Gamma était certain que son épouse ainsi que sa fille ne lui pardonneront jamais. 
 
 
Andréa et Chantal qui ce même soir vers dix neuf heures rentrent a la maison, revenant de la prière. Et c’est Andréa qui est au volant de la voiture. Une Peugeot six cent et quatre. 
Il faut dire que cette femme pieuse, n’est rate jamais une occasion de prière. Seule refuge fasse au problème qui l’assaillent en ce moment. Malgré le soutien de sa fille dont elle jouit, 
Andréa est convaincu que seule Dieu ne l’abandonnera jamais. Bien sûr qu’à certain moment, tout son courage et son enthousiasme la quitte mais cette femme de prière revient toujours à remonter les épreuves. Son mari l’a tellement humilié qu’elle ne fais plus confiance en l’homme et surtout en l’homme qui lui a fais un enfant et qui lui avait offert cette voiture le jour de ses trente ans il faut dire ce n’est Gamma qui avait payé la voiture. C’est plutôt Fideline et ça Andréa ne le sais pas et ne le saura peut-être jamais.  
 
 
- C’était bien, dit-elle a sa fille.  
- Qu’est ce qui était bien ?  
Andréa a le regard fixé devant et klaxonne.  
- Les piétons exagèrent. Je me demande ce qu’ils cherchent en traversant ainsi les avenues. 
- Chantal salue un piéton de loin.  
- C’est qui ce monsieur a qui tu fais signe de la main. 
- Roule vite maman au lieu de poser des questions. Gaétan doit s’impatienté en ce moment.  
Andréa regarde sa fille et sourit. Elle sait que sa fille est follement amoureuse de Gaétan, elle espère que celui-ci ne la fera pas subir le même sort que celui que Gamma vient de lui réserver. Mais qui sait, avec les hommes, on n’est pas à l’abri de toute surprise. Elle ose croire que Dieu épargnera sa fille une telle tragédie sachant que sa fille est trop engager dans ses fiançailles, elle se demande s’il n’aurait pas était mieux pour elle qu’elle aille au couvent. 
Ça nous aurait épargné de moment de stress permanent. Au couvant, on est au moins sûr que le christ ne nous abandonnera pas. 
- Ah, j’avais complètement, oublié. Ton fiancé devait passer déposer un carton de pommes. Tout à l’heure . 
- tu me demandais qu’est ce qui était bien ? la prédication du curé, je me suis sentie personnellement concerner et cela m’a réconforté. 
- Tu trouves toi ? il n’a fait que répéter les phrases connues de tout le monde. Même des païens. Répondit Chantal toute souriante. 
- C’est vrai ça ? personnellement, je ne suis pas de ton avis. De toutes façons, vous les jeunes d’aujourd’hui ne comprenez rien à rien. 
- Oh ! maman, arrête avec ton discours tu sais bien que notre génération est meilleure que la votre. 
- C’est l’impression que vous avez. Et pourtant vous êtes une jeunesse sacrifiée par le régime défunt. Sans repère, sans idéal. Vous n’avez aucun avenir dans ce pays obscur. 
Andrea était convaincu de ses analyses et ne cessait de le dire à sa fille. Tant que l’ordre morale ne régnera pas, les jeunes subiront toujours les offres de cette sociétés de consommations. Il suffit de regarder la télévision. Tout se vend tout s’achète, tout se consomme, même la pornographie. Cette société si puritaine se transformait en une véritable broyeuse. C’est vraiment de l’acquisition contre les moralistes. Malgré la prolifération des églises la manifestation de l’amour, surtout chez l’africain est devenue une denrée rare au point d’être considérée comme une servitude, Chantal, bien que réservée, ne tenait pas à rester à la traîné par rapport à ses amies. Elle qui aime la mode occidentale, pouvait dépenser jusqu’à cent dollars pour se payer des magazines de mode. 
Une fortune quand on sait qu’un fonctionnaire touche par moi la maudi que somme de dix dollars pour salaire. 
Elle tenait à s’intégrer dans sa génération. 
- Conflit de génération. Maman quand nous observions votre manière de vous comportez, vous nos parents. Il y a de quoi mourir de honte. 
- Que veux –tu dire par là ? tu sais bien que nous avons une visions de la vie différente de la vôtre. Regardes-toi un peu, à ton âge, tu as déjà des copains. 
Chantal sourit en entendant sa mère s’exprimer ainsi. 
- Quand je vois mon père se livrer à la débauche tel qu’il le fait et j’entends le discours que tu me tiens, mes côtes risquent de se briser de rire. 
Andréa n’est pas du tout contente de propos tenus par sa fille. Elle les trouve déplacer et ne tarde pas à le manifester. 
- C’est mon mari et non le tient, un peu de respect pour ton père, et puis de quoi tu te mêles ? 
- Je le sais bien, mais si par malheur il attrapait le sida et que mes amies parvenaient à l’apprendre, je ne m’en remettrai pas. 
- Chantal !!! comment peux-tu dire une chose pareille sur ton père ? Tu souhaites le voir souffrir jusqu’à ce point.  
Andréa venait déjà d’entrer avec la voiture dans la clôture et la garait. 
Elle descendit la première, claquant la portière, elle avait le visage emballé. Chantal la suivit. Elle savait que sa chère maman est énervée. 
- Peut être, dit elle mon père changerait de comportement si tu te décidais à le quitter momentanément. Il est temps pour toi maman de prendre des décisions difficiles, il en va de ton intérêt. 
Andréa ne répondit mot et s’introduisit dans la maison. 
Gamma était déjà, au lit. Il faut dire que la scène de ce matin n’était pas de nature à motiver même le plus ardent partisan de la débauche . il réalisait qu’il lui fallait vivre avec toutes ses réalités jusqu’au pire s’il le fallait de toutes façons, le pire étais peut être déjà là. Pendant deux mois, il vit une fois encore cette terrible situation. C’est dommage se disait – il  
que je sois tombé dans un tel piège et sans le soutien de Fidéline, je suis foutu. 
- Il faut dire que maître Gamma n’ avait plus le cœur au travail et il a de la peine à cacher son désarroi. Certains de se collègues commencèrent effectivement à le remarquer. 
- Ce qui embêtait énormément Léon qui était affecté par cette situation. Il se demandait comment Gamma allait se tirer d’affaire car il présentait que le dénouement pourrait être tragique et préjudiciable à tous. Bien qu’au lit Gamma n’arrivait plus à fermer l’œil et quand il entendit Andréa pénétrait dans la chambre, il feignit de dormir profondément. Le cœur n’était plus. Il se sentait honteux et confus. Une honte à tous les niveaux.  
Andréa ne fit aucunement attention à lui, se contentait de retirer ses claquettes et de mettre une robe en pagne a l’effigie du feu président, Laurent désiré Kabila, assassiné dans son bureau. 
- Il faut dire qu’ Andréa appréciait énormément cet homme, contrairement à son mari et sa fille qui manifestaient un tel dégoût pour lui. Andréa ressortit de la chambre et se dirigea dans la cuisine où elle se sert un jus de fruit bien frais. C’est avec son verre de jus qu’elle vint au salon rejoindre Chantal qui suivait à la télévision un magazine de catch américain. Elle adorer ce programme et pourrait même rater un cours rien que pour le catch jamais disait – elle toujours à qui voulait l’entendre, l’humanité n’a réussit à réaliser un tel spectacle, c’est une première depuis que le monde est monde. Andréa vint s’asseoir dans le canapé, échangeant un regard parlant avec Chantal. 
- Tu n’as pas à me regarder ainsi maman. 
Andréa ne dit mot et prit une gorgée elle tenait son verre de jus d’avantage de sa main droit, elle qui était gauchère. 
- Ne me prends pas pour ton ami, je suis ta mère. Tu n’as pas le droit de me parler comme tu l’as fait tout à l’heure dans la voiture. C’est pas parce que tu es à l’université que tu te crois tout permis. 
- Excuse – moi maman, si je t’ai vexé tout à l’heure. Ce n’était pas dans mon intention. Mais il faut que tu prennes une décision pour contraindre Papa à changer sinon pour tu risques de porter seul le fardeau . 
- Le mariage est déjà un fardeau. Vivre avec un partenaire et un seul tout le restant de sa vie, n’est pas chose aisée.  
Andréa finissait son verre de jus et venait déposer le verre sur la petite table. Du salon quand Gamma les rejoignit, on sentait qu’il était d’un pas hésitant dans sa culotte noire et blanc aux couleurs de son équipe préférée, le tout puissant Mazembe, une équipe de première ligue du Katanga, dont le nom à déjà traversé les frontières tant nationales qu’ internationales. 
Il vint s’asseoir dans le fauteuil juste en face d’Andréa qui scruta d’un œil triste. 
- Alors ma fille, ça avance bien au niveau de cœurs ? 
- En tout cas mieux que ce que tu fais vivre à maman. 
Andréa fait savoir à Chantal de la tête qu’elle n’est pas d’accord avec cette manière de répondre à son Papa qui n’a pu réagir. 
- Ecoute maman, j’ai au moins le droit d’exprimer ce que je ressens. Si pour toi, le comportement de Papa né te pose aucune problème, comme c’est toujours le cas avec les femmes traditionnellement en revanche, moi ça me fait bouger les neurones et mes nerfs sont tendus. 
- Il est indigne pour un père de famille de faire cela aux siens. 
- C’est mon mari et il ne te revient pas de nous tancer de la façon dont tu le fais. N’oublie pas que tu es notre enfant. 
- Ah ! bon, un enfant qu’on ne respecte pas et qu’on humilie devant son fiancé. 
- Personne ne t’humilie. Et personne n’est contente de cette situation. Je dis bien personne. 
POESIE. 
ON S’EN SOUVIENT. 
 
 
1.C’est comme si cela était hier ; 
Nous en sommes énormément fiers ; 
Dans la belle Normandie ; 
Ils sont venus donnés leur vie ; 
 
 
11.Débarquant avec grand courage ; 
 
Et ce malgré leur jeune âge ; 
Si loin de leur famille ; 
Ils décidèrent de bien en finir ; 
 
111.Avec ce monstre politique ; 
 
Détruisant ce lieu pacifique ; 
C e grand assoiffé de sang ; 
 
Sa politique est un non sens ; 
 
1V.Ces jeunes soldats ,futurs maris ; 
Servant dans le corps de marines ; 
Ne rêvant que de bonheur ; 
Dans un futur de paix, loin de peurs 
 
 
V. Se battirent jusqu’à la mort ; 
Et tout cela sans aucun remords ; 
Ils vincurent la terreur ; 
Celle qui saignait cette terre ; 
 
 
 
 
 
 
 
 

  
(c) jean paul kyungu - Créé à l'aide de Populus.
Modifié en dernier lieu le 10.04.2006
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